Collaboration in more than 46 countries.

You are leaving the country website to access another site in the group. Regulatory constraints and medical practices vary from country to country. Consequently, the information provided on the site in which you enter may not be suitable for use in your country.

NORTH AMERICA

Canada

United States

LATIN AMERICA

Argentina

Brazil

Mexico

Perú

GLOBAL

CEVA Global

EUROPE

Denmark

France

Germany

Hungary

Italy

Netherlands

Portugal

Poland

Romania

Spain

Sweden

United Kingdom

EMEA (REGIONAL)

Egypt

South Africa

Tunisia

Turkey

Ukraine

ASIA PACIFIC

Asia Pacific (Regional)

CHINA

India

Indonesia

Japan

Kore

Malaysia

Philippines

12 mars 2026

Reproduction dégradée : fièvre Q confirmée au Gaec du Roulon (15)

Causée par la bactérie Coxiella burnetii, la fièvre Q est une maladie insidieuse connue pour son impact sur les performances de reproduction des ruminants. Souvent asymptomatique, l’infection peut “exploser” brutalement. Au Gaec du Roulon, dans le Cantal, François Delorme a ainsi vu ses résultats se dégrader sans cause apparente… jusqu’au diagnostic.

Lorsque les résultats de reproduction du Gaec se dégradent, François Delorme s’inquiète. Lui qui pratique l’IPE depuis 2014 est passé de 1,6 paillette par vache à presque 2,8 en moyenne. « Quand vous commencez à en utiliser deux par vaches et que ça ne marche pas, c’est que quelque chose va de travers… et ça chiffre vite », pointe l’éleveur cantalien. D’autres indices l’alertent : « J’avais de plus en plus de vêlages avant terme, souvent avec des veaux morts, des vaches qui ne repartaient pas en lactation et des métrites post-partum récurrentes. »

Frédéric Rollin, de la clinique du Saint-Laurent à Saint-Mamet-la-Salvetat, est averti. « Je suis cet élevage depuis dix ans. Ils sont très attentifs à leur reproduction, note le vétérinaire, avec de bons résultats. Cette dégradation, c’était anormal par rapport aux années précédentes. François a toujours été bon sur l’intervalle vêlage-vêlage, avec une moyenne inférieur à 400 jours à partir du moment où il s’est mis à inséminer. Là on était repassé au-dessus des 420 jours, voire 430 ! C’est énorme en termes d’impact économique. »

Une maladie tenace et discrète

Après différentes investigations, le verdict tombe : c’est la fièvre Q. « Chez les ruminants, on ne voit souvent rien, ce qui rend le diagnostic complexe, souligne Frédéric Rollin. Il a fallu écarter diverses pistes : néosporose, fièvre catarrhale, anaplasmoses… puis la PCR sur lait de tank a confirmé la fièvre Q. » Selon le vétérinaire, la maladie a pu exploser après un stress immunitaire. « La fièvre Q est sous-jacente dans beaucoup d’élevages. Il faut un premier phénomène primaire pour la déclencher. La prévalence augmente dans un deuxième temps puis commence à poser des problèmes sérieux sur la reproduction avec des conséquences impactantes au niveau économique. »

Pour en savoir plus sur la fièvre Q, consultez la fiche : Quand suspecter la fièvre Q chez les bovins ?

François Delorme et son associé ne tardent pas à réagir. Vaches et génisses à partir de trois mois : tout le cheptel est vacciné. « La vaccination garde les animaux négatifs. Le taux de renouvellement permet ensuite de déduire la durée d’assainissement du troupeau », explique Frédéric Rollin. Pour éviter la diffusion de la bactérie dans les effluents (celle-ci peut en effet se diffuser au gré du vent et contaminer le voisinage) les associés équipent leur matériel d’épandage de buses à grosses gouttes. Frédéric Rollin insiste sur la biosécurité au moment des vêlages : « Il faut des gants, une casaque, un masque. On se retrouve souvent à proximité de la vulve, zone très contaminante. Il faut aussi gérer rigoureusement les délivrances. »

La fièvre Q, un enjeu sous-estimé

Aux yeux du vétérinaire, certaines régions d’élevage ne prendraient pas la fièvre Q assez au sérieux. Pourtant, une étude de séroprévalence a montré que 30 % des troupeaux bovins français y seraient exposés. Selon les données 2020 du dispositif OSCAR (Observatoire et Suivi des Causes d’Avortements chez les Ruminants), la fièvre Q est la deuxième cause infectieuse lors de séries abortives chez les ruminants. « Sans exagérer, c’est au moins le vingtième élevage que je diagnostique et pour qui cette maladie a un niveau impactant sur le plan économique », assure Frédéric Rollin.

Pour en savoir plus sur la fièvre Q, consultez la fiche : La fièvre Q en 6 points clé.

Pour lire l’article : cliquez ici.

This site is registered on wpml.org as a development site. Switch to a production site key to remove this banner.