Sur l’exploitation de Mickaël Treton (Mayenne), une série d’avortements en milieu et fin de gestation a mis en évidence la fièvre Q dans le troupeau laitier. Souvent asymptomatique, cette maladie peut d’abord dégrader la reproduction à bas bruit, avant de se manifester brutalement sous forme de série abortive. Décryptage avec Marie-Agnès Thomas, vétérinaire à la clinique du Lac (Javron-les-Chapelles).
Chez Mickaël Treton, éleveur à Saint-Pierre-des-Nids en Mayenne (53), une vague d’avortements s’est soudainement déclenché dans le troupeau laitier, systématiquement en milieu et fin de gestation. Sur les conseils de sa vétérinaire, l’éleveur fait réaliser des analyses. Tombe alors le diagnostic de la fièvre Q, une maladie dont il ignorait presque tout… passée jusque-là sous les radars.
| EI Mickaël Treton – St-Pierre-des-Nids (53) – 125 ha maïs-blé-orge – 70 vaches laitières (Montbéliardes, Prim’Holsteins, Normandes) – 680 000 l – 110 taurillons charolais – 1 salarié |
Avant la vague d’avortements, l’éleveur avait déjà noté un décrochage. « Avec le recul, je me rends compte que c’est la fièvre Q qui empêchait d’avoir des bons taux de réussite en première et deuxième IA », confie-t-il. Pour Marie-Agnès Thomas, vétérinaire à la clinique du Lac (53), le scénario est typique : « Là où la maladie est installée, il y a fréquemment des problèmes de fertilité. Sur cette exploitation, par exemple, cela se traduisait par des retours en chaleur répétés, alors que la repro était historiquement correcte. »